Pic'Art de l'Assoumière


ANNE CILLON PERRI VU PAR JEAN CLAUDE AWONO EN 1998

ANNE CILLON PERRI

 

            Né le 22 septembre 1961 à Foulassi, près de Sangmélima dans la forêt sud Camerounaise, ANNE CILLON PERRI est un pseudonyme, une simple transposition anagrammatique du nom NNA Pierre Collin. Cet homme à la carrure dense et à l’intelligence fulgurante, a hérité de toutes les faveurs de la providence. Car il voit le jour dans la localité où fut composé le chant de ralliement patriotique, le célèbre poème écrit par les élèves de notre William PONTY qui, après 1960, devint l’hymne nationale de notre pays, et, autre génie du sort, ses racines paternelles font de lui le rejeton du terroir qui vit naître, en 1930, le très controversé prêtre et poète camerounais Engelbert MVENG. Ces dons du ciel vont, telle une semence féconde, germer en un homme qui se souvient qu’il vient d’une enfance austère, sans foyer conjugal, donc sans faveur, sur les pistes de l’unique et lointaine école du village où il faut aller pieds nus, presque en haillons et traverser des bosquets inquiétants. Il est élevé par ses grands oncles maternels et ne connaîtra son père, instituteur de campagne à la carrure imposante et au verbe séducteur qui parle comme un blanc, qui écrit des poèmes et qui ne sait pas se priver, que très tard, après moult meurtrissures intérieures.

 

            Son cursus scolaire l’amène à étudier les langues anciennes et les humanités qui vont  contribuer, de façon décisive, à forger l’esprit pointu et profondément introverti d’ANNE CILLON PERRI. Il exerce des fonctions administratives qui l’ont amené à étudier le droit. Mais le savoir juridique n’a jamais pu avoir raison du poète que Patrice Kayo présente d’ailleurs dans sa récente anthologie comme «  une des plus grandes promesses de notre poésie « (1)

 

            La poésie d’ANNE CILLON PERRI est le produit d’un immense travail sur le langage et rappelle tous les grands classiques. Il est de la race des serviteurs de l’art qui, pour tracer une seule phrase, blanchissent sous le harnais, de jour comme de nuit:

 

«C’est encore la nuit

La garce sadique qui secoue les assises de mon espoir

La garce qui me torture le cœur

Comme un chiffon que l’on déchire»

 

Le poème est chez ce poète plus qu’accompli le fastidieux résultat de toutes sortes de recherches esthétiques sonores, itératives, mélodiques, visuelles… Ce francophile invétéré ne s’approprie point la langue française, comme certains, dans l’optique de la coloniser. Il la convoque telle qu’elle est, et parfois telle ou plus qu’elle devrait être, et en fait une sorte d’humus généreux d’où germe, comme un peuple de fleurs, une poésie colorée, dense, pure et savoureuse. On comprend donc que la poésie soit pour notre passionné de la belle phrase non pas « le développement d’une protestation« , comme s’imaginaient les surréalistes BRETON et ELUARD, mais un jeu, avant d’être autre chose,

 

«Un espace inexpugnable à la croisée des utopies, c’est-à-dire, loin du monde, loin des soifs. Mais jouer est-il toujours synonyme de s’amuser ? Non ! Assurément non»,

 

répond l’auteur dans le seuil de son recueil inédit intitulé Tam-tam à cœur ouvert. Cet investissement formel n’a de sens que parce qu’il est au service d’un mode de désignation du monde particulier, avec ses incongruités, ses atrocités, mais aussi ses largesses et ses petits bonheurs inespérés. L’avant-propos de l’œuvre sus-citée exprime toute sa pensée poétique faite de quête d’amour, de paix et de fraternité:

 

«Ces thèmes reviennent avec une certaine redondance dans ce livre que j’ai voulu dépouiller autant que faire se pouvait de tous les orgasmes et sarcasmes qui l’encombraient originellement »

 

            ANNE CILLON PERRI ne cache pas son admiration pour VERLAINE, et surtout pour APOLLINAIRE. Mais on sera toujours heureux d’admirer en quelque encoignure de cette œuvre, assurément l’une des plus forte de l’Afrique actuelle, quelques figurines senghoriennes qui accompagnent et enrichissent une poésie investie du pouvoir de la rénovation et de l’éternité. Toute l’influence que ce poète majuscule exerce sur les jeunes poètes de Yaoundé et singulièrement ceux de La Ronde des Poètes et tout le respect et la fascination qu’il inspire, sont ainsi justifiés.

 Jean Claude Awono

ANNE CILLON PERRI EN NOIR ET BLANC

ANNE CILLON PERRI EN NOIR ET BLANC

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Fernando d’Almeida vu par son fils
7 novembre 2010, 12:40
Filed under: POETIQUEMENT VOTRE

Fernando d’Almeida est un poète majeur et profond que connaît l’Afrique contemporaine. Né en avril 1955, de père Béninois et de mère Camerounaise, le poète vit sa double identité avec un penchant pour le Cameroun son pays d’adoption. Il est important de souligner son amour pour la terre camerounaise marquée par ses montagnes, ses fleuves, sa situation géologique. Fernando d’Almeida a en lui une force de travail qui fait de lui un être unique dans son environnement poétique. Prolixe et dévoué, doué dès son plus jeune âge, il donne à lire et ne cesse de faire évoluer le style linguistique de la poésie camerounaise. Diplômé de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales de Paris et Docteur ès lettre (Nouveau régime) de l’Université Paris Sorbonne (Paris IV), la capacité intrinsèque de cet illustre homme incite à la perfection et ne laisse derrière lui que des génies en devenir. Il faut vivre sa personne pour connaître la valeur de l’homme et sa philosophie de vie parfois aux antipodes de la norme.

Voilà déjà une trentaine d’année que l’homme arpente les rues, les bars, les hôtels, les centres culturels à la recherche de la connaissance. L’illuminé se doit de remplir sa mission, parce que chacun écrit sur terre les pages de son époque, le poète offre à son tour aux curieux de quoi rêver. Il est un garçon rêveur, entré très tôt dans la littérature en choisissant la poésie comme art de vivre.  Poète reconnu d’envergure international, son nom est aujourd’hui cité dans l’ensemble des anthologies africaines de poésie. Un style évolutif qui n’a de cesse de subir des adaptations au gré des événements, à distance intellectuelle.

L’originaire du Benin n’a pas rejeter les vielles pratiques ancestrales propres aux bantous : la superstition carcan à cette vie d’imprévu, le boubou, mode africaine oblige, le poète conserve les coutumes d’antan. L’environnement pour lui est « Lieu et partage du lieu » dans la volonté de retourner à « l’arrière-pays mental » qui donne à penser toujours à la recherche de vérité. Profondément encré dans la tradition, il jaillit de « la parole parlée » de cet homme de valeur, une envie énorme de refléter le caractère païen de l’homme par sa nature ancestrale. La « paganité » concept élémentaire, démontre à souhait la fore que peut apporter « La gloire des dieux » dans l’immensité de ses œuvres de l’esprit.

Son style riche doublé de linguistique retrace l’aventure solitaire d’un garçon qui à force de rêver et de travailler est devenu un maître satisfaisant de fait, les espoirs de la poésie Camerounaise en particulier, et in fine la littérature africaine.

Marié, puis veuf une vingtaine d’année plus tard, l’auteur a magnifié « l’absente » dans un recueillement long, fruit d’une vie passée au coté de celle là même qui lui donnera quatre enfants.

 

Qui est fernando d’Almeida ?

Par d’Almeida kouakou Joachim

Nkoldongo, le 06 Novembre 2010



LETTRE A BENOIT KONGBO
26 septembre 2010, 11:41
Filed under: L'USURE DU QUOTIDIEN | Étiquettes: , , , , ,

Tu m’as fait un sacré coup Ben : tu m’as fait croire que tu écrivais un livre naïf. Et je t’ai cru !  Je savais que tu partageais entièrement  toutes les thèses de l’école de Douala. Je savais que tu ne voulais plus écrire uniquement pour les blancs. Je savais à quel point tu étais choqué que Balenguindi ne soit pas lu à Bangui parce qu’il coûtait une fortune. Je savais que les centrafricains qui l’ont lu sont tous passés à côté de la plaque ; sauf un seul : ton ami Wessepkamon. Mais j’étais loin d’imaginer que tu entreprendrais à ton tour de coloniser le français.

L’esclavage et la colonisation avaient leur côté sauvage. Mais à mon avis, ils n’expliquent pas tous les problèmes de l’Afrique aujourd’hui. Au contraire, nous avons une chance  que les autres n’avaient pas : nous avons un modèle. Il suffit de faire du copier coller, avec les adaptations nécessaires. Car, nous  savons aussi tout ce qui dysfonctionne dans la réussite des autres. De même, j’ai souvent pensé que le français n’est pas le problème de l’Afrique. Au contraire, il constitue une chance extrême pour un pays comme le Cameroun où d’un village à l’autre, la langue est différente et la communication impossible. Le français est dans la plupart de nos Etats, la seule chose que les citoyens ont en commun.  Pour toutes ces raisons, je ne t’ai jamais soutenu dans ton projet d’imposer nos français aux autres francophonies, à travers un livre qui est bien davantage un acte politique qu’une fiction littéraire au sens où nous entendions cette expression à l’époque de Balenguindi .

Par ces temps de domination marqués par les programmes d’ajustement culturel, j’ai toujours pensé  que nous n’avons pas choisi le français, nous qui sommes nés après les indépendances. Mais cette langue demeure celle dans laquelle nous avons été évalués à l’école et dont la connaissance pouvait procurer de l’emploi. Même la qualité d’écrivain nous vient, non pas du degré de connaissance des langues africaines, mais d’une langue qui a été imposée à nos parents et que nous avons reçue en héritage. C’est cela qui me permet souvent de penser qu’au fond, le français est ma langue maternelle parce que je l’ai reçu en même temps que celle de ma mère. Je sais que ce sentiment sera encore plus poignant pour mes enfants qui sont nés dans un contexte où le père et la mère ne parlant pas la même langue camerounaise, ils ont dû apprendre en prime la langue de conversation usuelle des parents. Mais parlons-nous vraiment le français ? Je veux dire : la langue que nous parlons avec des mots de France est-elle vraiment le français ?

La plus grande ironie du sort de la colonisation linguistique est qu’elle nous  a permis de réinventer le français, notre  manière de dire la vie avec les mots français. Dans un Etat comme le Cameroun où en plus du français, l’anglais est parlé, la jeunesse a réalisé un parler syncrétique fait des apports du français, de l’anglais et de nos langues. Ce parler s’appelle le camfranglais.  Je le pratique abondamment dans la rue, mais jamais dans mes livres. Je sais à quel point le français subit la domination du Sango à Bangui. Je sais aussi à quel point le camfranglais et le Sango associés peuvent constituer pour les autres francophones, un écran à la communication. Tu avais une idée derrière la tête : coloniser le français en lui mettant « l’obom » comme le disait René Philombe.

Il va de soi que pour mieux s’insérer aujourd’hui au Cameroun ou en République Centrafricaine, il vaut mieux connaître quelques bribes de ces langues. Les autres feront-ils le déplacement ? Même si je peux me permettre d’en douter, il reste que c’est un très bel exercice de montrer, par-delà l’idéologie que véhicule l’iconographie de la première de couverture, les modifications que subit le français dans l’espace de la francophonie. C’est un travail de recherche que certains ont mené jusqu’à la pure dévotion. Toutefois, personne avant toi n’a combiné les deux langues. Il y a quelques années, Marie Claire Dati Sabze a écrit un recueil de poèmes intitulé C’est comment non ? dans lequel elle parle le camfranglais. Mais tu es allé plus loin en ajoutant le Sango dans la recette de cette sauce.

Je salue ce livre comme il convient qu’un livre qui vient de sortir soit salué.   Tu as quelques problèmes avec les lettres majuscules. Tu n’arrives même pas écrire ton nom sur la couverture d’un livre avec des majuscules aux initiales. La rébellion s’étend jusqu’à la grammaire d’une langue  que tu manies très bien et que tu as choisi de ne pas respecter dans Kitoko Djaz. C’est  un rêve que je ne partage pas, mais que je respecte.

Nos préoccupations de carrière en littérature nous empêchent d’être nous-mêmes. Tu as eu le courage de t’affranchir de ce genre de soucis. Tous les jeunes d’Angongué et d’Essaman qui te connaissent et se souviennent de toi ont aimé ton livre. Ils souhaitent le retrouver dans la future bibliothèque d’Angongué. Quant à Marie Claire, je ne te dis pas. Mais Petit Patou sait que tu composes tes articles dans le journal Le démocrate où tu travailles comme rédacteur en chef en bon français.

D’étranges êtres nous persécutent.

Je te prie de trouver ici, en même temps que mon amitié, l’expression de mon admiration infinie.

Piconna le Boss.



QUELLE HEURE EST-IL DANS LA MORT ?
13 août 2010, 1:21
Filed under: UN HOMME UN DESTIN

Elle s’en est allée.  Seul le silence, comme disait le poète, est grand. Voici les images.

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DU BRONZE POUR LES FILMS ASSOUMIERE

La deuxième édition des Rencontres du Film Documentaire de Kribi, autrement appelé, le Beach Festival du Documentaire, a eu lieu du 10 au 17 juillet 2010 grâce au dynamisme et à l’opiniâtreté de son promoteur, Avit Nsongan Mandeng et la participation de STV, ARIANE TV, CANAL 2 International, FRAMOTEL KRIBI, la SCAAP et le Centre Culturel François Villon de Yaoundé.

Cet événement qui a pu se répéter cette année, avec le soutien de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) et des ministères camerounais de la culture et du tourisme a rassemblé des professionnels et amateurs du domaine, tantôt  pour des conférences publiques, tantôt pour des séances de visionnage.  Le Beach Festival du Documentaire a projeté soit en salle, en l’occurrence, la salle de l’ARTCAM , soit en plein air, à la plage de Ngoyè,  une cinquantaine de films africains ou  alors sur l’ Afrique.   Parmi ces films, 23 étaient en compétition et les autres en visionnage.  Les réalisateurs se sont intéressés à des problématiques diverses, chacun selon son tempérament et sa sensibilité.

En marge du festival,une session de formation sur l’écriture et la réalisation du film documentaire a eu lieu. Son principal animateur était Monsieur Bernard Nagmo, d’ILLUSION PROD, une jeune structure de production audiovisuelle qui a fermement pignon sur rue à Yaoundé.

Trois prix étaient en compétition :

–          Le Jengu de bronze, remporté par Marie Claire NNA pour son film « Le manioc dans tous ses états » 26 mn.

–          Le jengu d’argent , remporté par AWA Traoré pour son film « WALIDEN, ENFANT D’AUTRUI » 52 mn.

–          Le Jengu d’or , remporté par  Hortense Fanou Nyamen pour son film « NDOU, LE CULTE DES CRANES » 52 mn.

Cet événement a enfin fait connaître son promoteur comme réalisateur avec des films comme « MEN WHO HAVE SEX WITH MEN » 26 mn. Ou encore « PERSONNES HANDICAPEES » 26 mn  et « LES TRAVAILLEUSES DE SEXE »26mn.



KOKO KOMEGNE S’EXPOSE AU CCF DE YAOUNDE
13 mars 2010, 1:39
Filed under: MES TABLEAUX

Il n’a plus exposé au CCF de Yaoundé depuis plus de vingt ans. Il revient en sexagénaire ingambe pour exposer ses hantises ses peurs et ses espoirs. Dans certains tableaux, Koko a écrit, simplement écrit. En lettres majuscules le plus souvent. Mais tout cela est coloré, vivement coloré. Cela s’appelle dans l’art plastique couleurs chaudes. Une manière de vivacité qui vous agresse presque. Un peu comme la publicité. On n’y résiste pas. Ça vient vous chercher où vous êtes, même aux fins fonds de l’Afrique forestière, dans ces contrées où tous les noms des blancs, je veux dire, tous les mots barbares, au sens ancien du terme, peuvent servir de prénoms.

Dans un pays où on s’appelle allégrement Essomba Beaufort, Bissek Orange, Wafo Pierre Colin pour les amateurs de livres, ou alors, Effoudou Mitterrand Kennedy, quand ce n’est pas Bouba Coca Cola, les hommes deviennent un peu ce que les marques veulent qu’ils soient. Et quand on imagine les firmes qui existent derrière les marques, on comprend aisément l’engagement altermondialiste du peintre. La mondialisation a donc pour le poète, au sens ancien du terme, en plus de tous les maux qu’on lui connaît, un côté bruyant, cacophonique, voire assourdissant. Et cela est véritablement tragique pour l’Afrique dont les Etats les plus anciens ont moins d’un siècle. Ces Etats ne revendiquent généralement rien en commun et n’ont jamais mené des batailles communes. Les plus grands souvenirs sont ceux des guerres et épurations ethniques à caractère pouvoiriste.

C’est cette Afrique en proie à ses propres contradictions que Koko Komegne donne à voir au Centre Culturel Français de Yaoundé depuis bientôt une semaine, dans une série d’une vingtaine de toiles et de trois grandes sculptures métalliques. Le peintre s’insurge contre la publicité envahissante et les sollicitations dont l’homme moderne est l’objet, ou l’objeu comme dirait Ponge. Voici Koko Autrement.



QUÉBEC 2008 40 poètes du Québec et de France
12 juin 2009, 1:26
Filed under: BIBLIO

Photos-0351Je connaissais Josyane De Jesus-Bergey avant d’aller à la Rochelle. Je l’ai rencontrée un an plus tôt, à travers l’anthologie qu’elle a publiée avec Bernard Pozier en coédition Ecrits des Forges/Sac à mots (Toutes les citations sont extraites de cette édition). Ce livre m’a été offert vendredi le 03 Octobre 2008 par Fernando d’Almeida à son retour du Festival de poésie de Trois Rivières au Québec. Lorsque j’ai reçu ce livre, je suis allé tout droit à la page 177. Car, je voulais rapidement lire la contribution de l’auteur que je soupçonnais, ne je sais pourquoi, de partialité et par ricochet, de superficialité. Je me demandais en effet comment on peut publier une anthologie de poètes de France aujourd’hui sans des textes de Michel Deguy, Guillevic, Jean-Michel Maulpoix , Jacques Roubaud ou Patrice Delbourg, pour ne citer que ceux-là.

 Je cherchais, côté Québec, des noms que je connaissais. Comme par enchantement, ils étaient là pour la plupart : Stéphane Despatie dont j’avais reçu le livre au même moment que les 40 poètes du Québec et de France, Yves Boisvert, Nicole Brossard, Claude Beausoleil de l’Académie Mallarmé, etc. Je dois préciser que le même état d’esprit qui m’a amené à la page 177 m’a également conduit à la page 93.

La précision « d’entre Loire et Gironde », concernant les auteurs de France retenus dans le livre décevait un tantinet mes attentes. Pourtant, sur « la dernière ligne de [mes] flottaisons », ce magnifique livre qui parle « le langage de nos libertés » m’a séduit au plus haut point. D’abord par le fait que les poètes publiés sont majoritairement vivants et encore productifs, ensuite par la succulence de la sève qui traverse ce livre d’une page à l’autre.

Bernard Pozier

« Né en 1955, à Trois-Rivières (Québec), d’un père français et d’une mère québécoise, Bernard Pozier publie de la poésie depuis 1976. Professeur de littérature au Collège Joliette-De Lanaudière, il a participé à la fondation des revues APLM, Arcade et La poésie au Québec (revue critique annuelle). Depuis 1985, il est directeur littéraire des Écrits des Forges, maison d’édition exclusivement consacrée à la poésie. »

Le premier poème

Le premier poème est toujours un poème

          d’amour

on imagine sans souci pour qui on l’écrit

sans savoir encore dans quel corps il saura

         vraiment s’incarner

ni à quelle âme véritable on l’a inconsciemment

         d’avance dédié

Le premier poème est toujours un poème

         d’amour

car il ne connaît pas la démesure de ses mots dans l’instant de l’émoi entre l’ombre et la proie où s’égare ébloui son regard

Le premier poème et tous les suivants se sèment

        en plein champ

(…)

 

Josyane De Jesus-Bergey

Des noms de fleuve un peu de nous comme sable qui revient au pays. Plus loin qu’il ne pleut la maison te berce.

Le chant de l’eau jusqu’au grand châle noué sur tes épaules et le bleu de tes yeux du pays revenu. On reconnaît l’espace au roulé de ta langue et à ce goût de sel sur ta peau pour vivre encore.

Dans ce monde sans surface

                                                 La mer entre à notre table.

Je me souviens.



KOKO KOMEGNE
2 juin 2009, 3:12
Filed under: MES TABLEAUX | Étiquettes:
Photos-0314_1
JOUEUR DE JEMBE
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DANSEUSES

 

 

 

 

 

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MASQUE COLLECTION PRIVEE (TOUS DROITS RESERVES)

 

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COQUETTES COLLECTION PRIVEE (TOUS DROITS RESERVES)

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TOILETTE COLLECTION PRIVEE (TOUS DROITS RESERVES)

 

KOKO 1

LE PEINTRE KOKO KOMEGNE EN 2006

BIOGRAPHIE SOMMAIRE DE KOKO KOMEGNE

 2 octobre 1950 : naissance à Batoufam, petit village à l’ouest Cameroun, au sein d’une famille de planteurs, de Komégné Gaston, fils de Wembo Bôgouok Kouamo Samuel et de Lieche Pauline.

1956 : Le jeune Koko est envoyé à Yaoundé vivre chez son oncle. Il y fréquente l’école jusqu’au CM2. Ambiance musicale, la concession étant entourée de bars qui s’animent dès la nuit tombée de musique congolaise, de merengue, de tchatchatcha…

1956-1964 : Premiers dessins. Le Boxeur, première sculpture (1960-62), qu’il réalise à partir d’un clou déformé à la flamme et au marteau : sa première oeuvre d’art, qui sera longtemps conservée dans la maison familiale de Yaoundé.

1964 : 1er retour au village familial après une absence de 8 ans. Koko a 14 ans, il redécouvre, durant 3 mois de vacances d’été qui l’éloignent de la ville, une autre société, d’autres comportements de vie, un autre système de valeurs…

Koko rentre à Yaoundé pour reprendre l’école, mais décide presque immédiatement de repartir dans son village. Il profite de la présence de sa famille, et notamment de sa grand-mère, qui le gave, dans sa maison au toit de chaume, de nourriture, de conseils et de sagesse… Il étudie à ses côtés la nature, les pouvoirs des plantes, les chants d’oiseaux… Il y reste une année, puis, se sentant incompris, il entreprend de quitter le village.

Juillet 1965 : Koko tente de repartir pour Yaoundé, mais, n’étant pas en possession d’un laisser-passer, il reste bloqué aux portes de la ville. Il se tourne alors dans la direction opposée et décide de marcher vers l’ouest. C’est ainsi qu’il arrive à Douala par « un coup du destin ». Il est accueilli chez un oncle.

Rencontre avec Jean Sabatier, peintre publicitaire et de chevalet à son temps libre, qui marque le début de sa carrière. « Voici devant moi un blanc d’une soixantaine d’années, vêtu d’une chemise Lacoste blanche, d’un short de tennis blanc, de chaussettes blanches, avec une gourmette en or et un pinceau à la main en train de peindre une enseigne. Je me dis « Merde! Tous les peintres que j’ai toujours connu faisait un travail sale, et voilà que l’on peut faire de la peinture de manière propre ! Moi qui n’ai que 16 ans, je prends mon courage et me dirige vers lui, et je lui déclare « Je veux apprendre le travail » Il m’a regardé, et m’a répondu « Je n’ai plus le temps de former quelqu’un » Il s’est alors tu, et a continué de travailler. Nous avons alors communié pendant des heures et des heures de silence. Il n’avait plus rien à dire et je n’avais rien à dire. Et chaque jour que Dieu faisait, je revenais me poster derrière lui, et je l’observais. »

1966 : Koko décide de se lancer. A son oncle qui l’engage à passer le concours de police, il rétorque qu’il a déjà trouvé sa route : il lui emprunte un des murs en caillebotte de sa concession, et ouvre son premier atelier. Pour apprendre à « manier le pinceau », reproduction des oeuvres des grands peintres (Van Gogh, Picasso, etc.).

Durant des années, Koko utilisera les revenus que lui apporte la publicité pour investir dans ses recherches picturales personnelles. Il débute sa peinture un jour de foire, sur laquelle il se promène avec 45 francs en poche. A l’achat de quelques beignets, il préfèrera celui d’un pot de peinture noire en solde, qu’il rentabilisera 6 mois durant en multipliant les dessins.

Le véritable déclic qui lui fait trouver sa voie en peinture se produit lorsqu’il se prend de reproduire un portrait photographique de son oncle en peinture. Lorsque sa tante voit son travail, elle lui déclare « Votre art, ce n’est pas la reproduction de quelqu’un » « Votre art n’est pas de reproduire les choses comme Dieu les a faites ». « Cette phrase m’a hanté pendant au moins 6 mois. J’ai pris ma reproduction et je l’ai déchirée. J’ai repensé aux mystères, aux danses, aux symboles, à l’imaginaire de mon village, aux discours de ma grand-mère, et j’ai compris. Il ne s’agissait pas de faire de l’art comme les blancs, mais de réaliser quelque chose d’autre, quelque chose qui n’est forcément ressemblant avec quelqu’un, qui n’est pas tellement beau, mais qui invite à la méditation. Ma théorie de la diversion optique était née. »

Durant des années, Koko travaille sur les thèmes de la musique, de la danse, de la prostitution, de la misère, du monde de la nuit et des masques. Il représente l’homme dans sa condition, avec ses interrogations et ses espoirs.

J’ai peint plus d’un millier de masques. C’est en les reproduisant et en les déstructurant que j’ai trouvé ma peinture. J’ai basé mon art sur un fondement solide. La diversion optique est passée par le langage des masques, découvert lors du retour au village et approfondit par des recherches sur les différentes cultures africaines.

Il milite toute sa vie pour la sensibilisation à l’art des artistes, des tenants du pouvoir et du peuple. Il participe à plus de 500 émissions radiophoniques, près de 100 émissions télévisées et plus de 500 interviews dans la presse.

1968 : lauréat du concours de dessin « Biscuits Belin ».

1968-1969 : Koko Komégné occupe un poste de garçon de chambre sur un petit navire qui longe la côte d’Afrique centrale, un petit métier qui ne prend que 10 min par jour le temps de faire les lits et qui lui laisse tout loisir de peindre, sans pour autant se plonger dans les représentations naturalistes. « Je peins plus volontiers avec les yeux fermés qu’avec les yeux ouverts ».

1971 : 1ère participation à une exposition collective, organisée par l’Association Française pour la Formation des Cadres au Collège de La Salle à Douala.

1972-1986 : A côté de la maison familiale s’ouvre un bar, où vient jouer régulièrement un orchestre. Koko intègre différents groupes, en tant que batteur, puis, remarqué pour sa voix, il devient chanteur, pour le groupe « Black Power » notamment. Musique la nuit et peinture le jour l’occupent durant une quinzaine d’années, jusqu’à la décision de se concentrer plus intensément à la peinture. Koko quitte la chaude ambiance de la ville pour se retirer dans un quartier populaire plus calme où il se marie pour la 1ère fois à l’âge de 40 ans.

1972 : Après avoir longtemps signé « Komégné Gaston », « Koko Décor », « Gaston Komé », Koko décide d’adopter un nom d’artiste qui puisse affirmer sa personnalité africaine, être aussi bien camerounais, congolais, sud-africain ou noir américain. Il tire les 2 premières lettres du nom de son père (Kouamo) et son propre nom (Komégné) et devient Koko.

1974 : Koko assure la décoration du film Pousse Pousse, réalisé par Daniel Kamga, 1er long-métrage camerounais.

1976 : 1ère exposition personnelle au Quartier Latin, club-restaurant de Douala où se retrouvent les camerounais fraîchement revenus de Paris

1979 : participation au 1er concours Bastos, société de tabac engagée dans le mécénat qui initie le 1er concours de la jeune peinture camerounaise.Koko fonde le Cercle Maduta (« images » en langue douala), première association d’artistes plasticiens au Cameroun. Elle regroupe André Kanganyam dit Viking, Jean-Guy Atakoua et Samuel Abélé et sera active jusqu’en 1983, date à laquelle Koko décide de former le CAPLIT.

1980 : exposition (I) Menuiserie ETD ; MUCAM Meubles, Douala. Koko a l’idée, devant l’absence de galerie dans la ville, de présenter ses oeuvres dans des magasins de meubles, qui présentent l’avantage d’un important espace et d’une durée d’exposition illimitée.

1981 : 1ère rétrospective (1976-1982) au Centre Culturel Américain de Yaoundé, présentée ensuite au Centre Culturel Français de Yaoundé en 1982. Exposition (I) au café « Le Bosquet », célèbre cabaret de Douala. Dans ses choix d’espace d’exposition, Koko tente « d’amener l’art vers les gens ».

1982 : Exposition Le Surréalisme, par le Cercle Maduta au Centre Culturel Français de Douala ; In Memorium(C), Maison du Parti, Douala. 10e Anniversaire de la République Unie du Cameroun et 16e Fêtes Nationales de la Jeunesse (C), Salle des Fêtes d’Akwa, Douala.

1983 : Membre fondateur du Cercle des Artistes Plasticiens du Littoral (CAPLIT), élu conseiller artistique. Exposition CAPLIT (C), Centre Culturel Camerounais ; Amitiés sans frontières (C), exposition organisée contre l’Apartheid par le Club Unesco, Lycée Joss, Douala ; Salon BIAO, Goethe Institut, Yaoundé.

1984 : Koko est lauréat de la 7e édition du concours Bastos, avec sa toile Pour le malheur et pour le pire, premier tableau non-réaliste qui remporte le concours ; exposition Transcendance (I), Centre Culturel Français de Douala.

1985 : Semaine de l’Amitié France-Cameroun, Centre Culturel Camerounais, Douala. Décoration du Black et White, boîte de nuit de Limbe, par une fresque en noir et blanc et de l’Hôtel Arcade, Douala, avec des fresques, tableaux et sculptures.

1986 : exposition (I) 20 ans de peinture organisée par le CCF de Douala à l’Hôtel Méridien. Concours d’affiches du festival Jazz sous les Manguiers, Goethe Institut, Yaoundé. Décoration du mur de scène du Cabaret le Vieux Négre, Douala.

1987 : exposition Plénitude (I) : inauguration de la Galerie de l’Estuaire avec les oeuvres de Koko Komégné. Premier passage télévisé dans une chaîne étrangère. Exposition Regards pluriels (C) à la Galerie de l’Estuaire ; exposition Jazz on the Rock’s (I), au Mountain Hotel de et au Centre Culturel Français, Buéa; Koko est invité à décorer le bar du Mountain Hôtel lors de son passage. Finaliste du concours d’affiches RFI avec exposition en France et dans plusieurs capitales africaines. Décoration du Centre Universitaire de Dschang, commande d’Etat obtenue grâce à l’intermédiaire d’un cabinet d’architecte.

1988 : Exposition à l’occasion des journées portes-ouvertes de l’entreprise Strafor (I), Douala et Yaoundé simultanément ; Festival des Arts et de la Culture, 1ère édition (C). Poussé par sa famille à assurer une descendance, Koko, qui a ne s’est jusqu’alors consacré qu’à l’art, se marie.

1989 : Exposition Lassitude (I), à la La Tête de l’Art, restaurant de Douala offrant aux artistes un espace d’exposition ; Symphonie (I), Centre Culturel Français et Hôtel Arcade, Douala. L’Hôtel Hilton de Yaoundé choisit de décorer ses chambres avec des reproductions (lithographiques) des oeuvres de Koko.

1990 : Mod’Art (C), Maison du Parti, Douala; exposition Quintessence (I), aquarelles et gouaches, au Centre Culturel Français de Douala. Second mariage avec une femme de son village natal, qui lui donnera une fille. Après leur séparation, troisième mariage dont seront issus 4 enfants.

1992 : Le directeur du Centre Climatique de Dschang décore son établissement avec des oeuvres de Koko achetée à Douala. Exposition Spiritual Evolution (I), Centre Culturel Français de Douala. « C’est une démarche intellectuelle qui dure depuis 26 ans. C’est peut-être une des raisons pour lesquelles je me considère un peu comme un musicien de jazz qui joue du saxo devant les rochers. Qui ne s’arrête pas pour attendre le public » (in Challenge Nouveau n°5, 09/11/1992). Art Venture, atelier de création plastique assistée par ordinateur, Doual’Art. Musiki, un triptyque de 4,50m sur 1,50m en plexiglas est installé Place de Dakar, Douala.

1993 : Exposition Lassitude (I), Galerie de l’Estuaire, Douala ; Peinture en direct (I), Hôtel Sawa, Douala ; Fluctuations (I), Graphics Système, Douala ; Variations plastiques (I), Immeuble Socar, Douala ; L’art au maximum (I), Hôtel Sawa, Douala et Hôtel Hilton, Yaoundé ; direction artistique de Doual’Art Pop’93 (C), atelier de création sur palissades de chantier au quartier Madagascar regroupant 25 artistes, Douala ; Cadavres exquis (C), Stade Mbappé Leppé, Douala ; membre du comité d’organisation du Festival National des Arts et de la Culture. Koko réalise la fresque du mur de scène et plusieurs tableaux pour le cabaret Phaco Club International, Douala et décore un mur du Restaurant Parfait Garden, Douala. Le bruit du silence, film réalisé par Thierry Cornier, production CCF Douala.

1994 : Exposition Fluctuations (I), Goethe Institut, Yaoundé ; Convergences plastiques (C), Centre Culturel Français de Douala ; Kwanza Holiday Black Expo (C), New-York, Etats-Unis. Réalisation de 2 fresques et de 5 tableaux pour la salle de réception du Central Hôtel, Yaoundé. Le travail de Koko est présenté dans de la Revue Noire, à l’occasion du n°13 consacré au Cameroun. Membre fondateur, à la demande des jeunes artistes, de l’association culturelle Kheops Club, qui regroupera une dizaine d’artistes. Kheops : construction pharaonique en symbole à la tache immense pour faire reconnaître la place de la peinture au Cameroun.

1995 : Koko présente la nouvelle génération des plasticiens de Douala (Joël Mpah Dooh, Blaise Bang, Salifou Lindou, Hervé Youmbi, Hervé Yamguen) à la galerie Mam, Douala lors de l’exposition collective « Tele Miso », qui signifie, en langue douala, « Ouvrez les yeux ! ». Exposition (C) à l’Ottakringer Museum, Autriche ; Afrique (C), Strasbourg, France. Direction artistique de l’atelier UPEMBA, association dédiée à la promotion de l’art. Dans l’idée de faire décorer ses hôtels du continent par des artistes africains, l’Hôtel Méridien, Douala passe commande à Koko. Il réalise 11 fresques, qui seront détruites quelques années plus tard suite à un changement de direction sans en informer l’artiste…

1996 : Exposition Pulsations (I), Espace Doual’Art ; Coup de coeur pour Plastic Connexion (C), Espace Doual’Art ; Sommet OUA (C), organisé par la Galerie Mam à l’Hôtel Hilton, Yaoundé.

1997 : Le Kwatt, atelier de création organisé par Doual’Art au quartier Makepe Petit-Pays à Douala ; expositons à Makepe et à l’Espace Doual’Art. Le travail de Koko est longuement présenté dans le film Loobhy, de G. Fontana, S. Njami et P.M. Tayou tourné au Cameroun fin 1997 et diffusé en septembre 1998 sur la chaîne franco-allemande Arte.Koko participe à un atelier international de création à Abidjan, Daro Daro. Il défraye la chronique et fait la une des médias, après avoir, à l’issue d’une soirée de discussion animée sur l’art, brûlé une de ses sculptures, affirmant que l’art n’est rien, une action hautement symbolique dans l’imaginaire de tout africain, car renvoyant à la notion de sacrifice. Pour Koko, faire de l’art pour devenir riche est inenvisageable, l’art allant au-delà de la matérialité, l’artiste étant dans une quête permanente de spiritualité. En octobre, Koko est victime d’un accident de la circulation ; il restera hospitalisé 4 mois.

1998 : exposition de sculptures à l’Espace Doual’Art : Quand saignent les masques (I) ; rencontre Entr’Artistes, atelier animé par Mariela Borello à l’Espace Doual’Art.

1999 : exposition Au-delà de l’image (C), Hôtel Parfait Garden, Douala.

2000 : Koko doit quitter son atelier de Bonadibong qu’il occupe depuis 22 ans. Débutent alors 4 années dans le quartier CCC où un cousin lui offre logis, loin de l’agitation qui a toujours entouré l’in..noctambule. Expositon Fragments (I), Goethe Institut, Yaoundé.

2001 : Koko est commissaire de l’exposition « Yann & Co » à l’atelier Viking, transformé pour l’occasion en espace d’exposition, qui présente toute la génération d’artistes plasticiens active à Douala. En découle une exposition collective à Paris organisé par son ami français Yann Quennec « Cameroon Connexion » (2003).Créateur et coordinateur de l’Atelier Squatt’art (C), quartier Bali, Douala : lieu inhabité, transformé en espace de création, qui regroupe 22 artistes : 1 semaine d’atelier / 1 semaine d’exposition offerte au public ; Sept des cents derniers jours du millénaire (C), Espace Doual’Art.

2002 : Expositon Sweet again (I), atelier Viking, Douala, dont le titre choisi par l’artiste marque sa reprise d’activité face à la critique qui le juge dépassé ; Squatt’art II (C), quartier Deïdo, Douala, avec 42 artistes. Réalisation de fresques pour le nouveau siège des assurances La Citoyenne, Douala.

2003 : Cameroon Connexion (C), galerie Pravda, Paris, France. L’Hôtel Sofitel Mont Fébé, Yaoundé fait placer 9O reproductions (lithographies) d’un tableau de Koko dans chacune des 90 chambres. Membre fondateur de la SOCADAP, Société des droits d’auteurs en Arts plastiques.

2004 : Art dans la rue, Exposition Koko+1 (I) à l’occasion de l’inauguration de la galerie Keuko, Douala ; The Last Pictures Show (C), Cercle municipal, Douala. Lauréat du prix « Artiste de l’année », Barbecue Xpo, Douala.

2005 : 1ère édition de la Biennale d’art DUTA : hommage à Koko Komégné, Douala ; Art Convention (C), inauguration de la galerie BC Arts, Douala ; The Last Pictures Show II (C), Cercle municipal, Douala, Impulsions (C), Djenga Palace, Yaoundé, avec les jeunes artistes qu’il a formé. Koko décore de 12 tableaux le Jet Hôtel, Douala.

2006 : 40 ans de peinture à l’Espace doual’art.

NBA  COLLECTION PRIVEE (TOUS DROITS RESERVES)

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