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Fernando d’Almeida est un poète majeur et profond que connaît l’Afrique contemporaine. Né en avril 1955, de père Béninois et de mère Camerounaise, le poète vit sa double identité avec un penchant pour le Cameroun son pays d’adoption. Il est important de souligner son amour pour la terre camerounaise marquée par ses montagnes, ses fleuves, sa situation géologique. Fernando d’Almeida a en lui une force de travail qui fait de lui un être unique dans son environnement poétique. Prolixe et dévoué, doué dès son plus jeune âge, il donne à lire et ne cesse de faire évoluer le style linguistique de la poésie camerounaise. Diplômé de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales de Paris et Docteur ès lettre (Nouveau régime) de l’Université Paris Sorbonne (Paris IV), la capacité intrinsèque de cet illustre homme incite à la perfection et ne laisse derrière lui que des génies en devenir. Il faut vivre sa personne pour connaître la valeur de l’homme et sa philosophie de vie parfois aux antipodes de la norme.
Voilà déjà une trentaine d’année que l’homme arpente les rues, les bars, les hôtels, les centres culturels à la recherche de la connaissance. L’illuminé se doit de remplir sa mission, parce que chacun écrit sur terre les pages de son époque, le poète offre à son tour aux curieux de quoi rêver. Il est un garçon rêveur, entré très tôt dans la littérature en choisissant la poésie comme art de vivre. Poète reconnu d’envergure international, son nom est aujourd’hui cité dans l’ensemble des anthologies africaines de poésie. Un style évolutif qui n’a de cesse de subir des adaptations au gré des événements, à distance intellectuelle.
L’originaire du Benin n’a pas rejeter les vielles pratiques ancestrales propres aux bantous : la superstition carcan à cette vie d’imprévu, le boubou, mode africaine oblige, le poète conserve les coutumes d’antan. L’environnement pour lui est « Lieu et partage du lieu » dans la volonté de retourner à « l’arrière-pays mental » qui donne à penser toujours à la recherche de vérité. Profondément encré dans la tradition, il jaillit de « la parole parlée » de cet homme de valeur, une envie énorme de refléter le caractère païen de l’homme par sa nature ancestrale. La « paganité » concept élémentaire, démontre à souhait la fore que peut apporter « La gloire des dieux » dans l’immensité de ses œuvres de l’esprit.
Son style riche doublé de linguistique retrace l’aventure solitaire d’un garçon qui à force de rêver et de travailler est devenu un maître satisfaisant de fait, les espoirs de la poésie Camerounaise en particulier, et in fine la littérature africaine.
Marié, puis veuf une vingtaine d’année plus tard, l’auteur a magnifié « l’absente » dans un recueillement long, fruit d’une vie passée au coté de celle là même qui lui donnera quatre enfants.
Qui est fernando d’Almeida ?
Par d’Almeida kouakou Joachim
Nkoldongo, le 06 Novembre 2010
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